Communiqué  Tous les soirs dorénavant les habitants des grandes villes se mettent aux fenêtres pour applaudir nos soignants qui sauvent des vies. Formidable élan de reconnaissance justifié !


Tous les soirs dorénavant les habitants des grandes villes se mettent aux fenêtres pour applaudir nos soignants qui sauvent des vies. Formidable élan de reconnaissance justifié !

A l'Elysée, à Matignon, dans les ministères, le fait-on ?

A longueur d'année et depuis des années, les personnels des hôpitaux sauvent des vies avec des moyens qui sont en diminution d'année en année. Depuis 1 an, ils sont en grève dans les services d'urgence, tirant la sonnette d'alarme pour tout le système de santé. Pour quels résultats ? Les entend on maintenant que la crise est là ?

Les agents de la SNCF et ceux de la RATP assurent le service public dans des conditions difficiles mais les trains roulent, les métros et les bus également.

Les agents d'EDF continuent à faire tourner les centrales de production d'électricité permettant ainsi d'assurer l'approvisionnement du pays et notamment les hôpitaux mais également les entreprises en se préoccupant aussi des dépannages domestiques.

Les postiers accueillent le public dans les agences qui existent encore mais sont toujours menacées. Les facteurs continuent à assurer la distribution du courrier et bien d'autres activités en direction des plus fragiles dans le même temps où les Telecoms pratiquent chaque jour l'entretien du réseau et la continuité des services pour tous les abonnés.

Les enseignants n'ont à aucun moment failli dans leur mission d'apprendre aux enfants, aux collégiens et aux lycéens à distance et à prendre en charge les enfants ou les jeunes des personnels soignants en ne laissant jamais personne en difficulté malgré le peu de moyens mis à leur disposition et des consignes souvent très floues.

Les agents du nettoiement mais également ceux des centres d'incinération des déchets poursuivent leur mission de collecte et de retraitement empêchant d'autres formes d'épidémies.

Les personnels de la sécurité sociale et de pôle emploi qui poursuivent leur mission en direction des allocataires, des chômeurs et des demandeurs d'emplois.

Les livreurs, les transporteurs assurent eux aussi aujourd'hui une mission de service public qui permet à tous d'être ravitaillé sans crainte de voir la pénurie s'installer.

Les caissières des grandes surfaces, sans réels moyens de protection qui continuent à rassurer chacun et à aider tous ceux qui peuvent se trouver en difficulté.

Il y a tous ceux, du médecin généraliste en passant par les infirmières libérales, les vétérinaires, les officines de pharmacie, les avocats, les personnels des banques, des assurances qui se sont tous mis, au service de la population.


Tous sont sans moyens de protection réels y compris les policiers et les pompiers qui interviennent pour la sécurité de tous.

Ah ces fameux masques mais où sont ils ? On construit des chars et des avions pour bombarder les populations et on est en pénurie de masques parce qu'on ne peut les fabriquer ?

Tous ces travailleurs que nous venons d'énumérer à un moment ou à un autre, au cours des dernières années ont été dans la rue, ont fait grève pour revendiquer des moyens, d'abord pour remplir leur mission en direction de la population, pour être mieux payés, pour que leurs conditions de travail s'améliorent et tout simplement pour qu'ils soient reconnus.

Massivement ils ont fait grève et ont manifesté pour dire non à la casse de leurs retraites.
Alors dans ce monde qui ne sera plus celui d'avant nous rêvons que tous les soirs le Président de la république, le 1er ministre, les ministres, les députés, les sénateurs se mettent à leur fenêtre pour applaudir tous ceux qui quoi qu'il arrive font tourner la France et leur disent : « On a compris vos revendications. On ne va pas s'obstiner comme on l'a fait. On retire tout et on tient compte de ce que vous exprimez ».


Paris, le 19 mars 2020


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