Rien ne sera plus comme avant ?  Dans sa dernière allocution, le Président de la République a déclaré « Rien ne sera plus comme avant ! ». Nous en prenons bonne note et saurons, nous en souvenir.


Dans sa dernière allocution, le Président de la République a déclaré « Rien ne sera plus comme avant ! ». Nous en prenons bonne note et saurons, nous en souvenir.

Avant ! C’est un an de luttes dans les services d’urgence et dans les services de l’hôpital public pour revendiquer des moyens, pour soigner, des effectifs, des salaires décents et des conditions de travail améliorées, la fin de la fermeture des lits et des services entrainant des conséquences désastreuses pour les malades et les personnels.

Aujourd’hui, ce n’est pas une médaille décernée par « le général en chef » aux héros en blouses blanches qu’il faudrait mais des moyens considérables pour l’hôpital, pour l’école et dans tous les services publics mais également dans le secteur privé où les personnels assurent leur mission dans la distribution alimentaire, dans les officines de pharmacie, dans les banques, etc.

Suspendre les réformes est un premier pas pour que le « avant » ne soit pas le manque de concertations réel, un projet imposé et la mise en œuvre du 49-3. Si ce n’est plus comme « avant », il ne faut pas suspendre mais retirer toutes les dispositions dramatiques que vivent les salariés avec la réforme du code du travail, de l’assurance chômage, des retraites et de la privatisation.

Si ce n’est plus comme « avant », il faut savoir reconnaitre une nouvelle fois, lors du 1er tour des élections municipales que les Français ont démontré leur désaccord avec ce qui s’est fait « avant », comme déjà depuis des mois ils le démontraient dans tous les sondages avec la contre-réforme des retraites.

Si ce n’est plus comme « avant », il faut alors remettre en cause ce que l’exécutif imposait aux salariés, aux retraités et aux chômeurs « avant ».

C’est ce que nous attendons après les « belles déclarations ».

Une chose est sûre c’est que la commission européenne et les marchés ne font plus la loi. Jusqu’à quand ?



Paris, le 17 mars 2020


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