La prime ! La prme ! Et le match !  Ce quinquennat nous aura tout donné dans le domaine de la politique spectacle et des mesures qui ne coûtent pas grand-chose et qui ne rapportent pas grand-chose non plus à ceux qui en auraient besoin


Ce quinquennat nous aura tout donné dans le domaine de la politique spectacle et des mesures qui ne coûtent pas grand-chose et qui ne rapportent pas grand-chose non plus à ceux qui en auraient besoin.

Depuis plusieurs années, nous sommes habitués aux primes données en compensation de l’augmentation de produits de première nécessité, du travail accompli ou de la reconnaissance du métier, de ses contraintes ou de sa pénibilité.

A chaque fois, le salarié que l’on interroge pour savoir, s’il est satisfait nous dira : « C’est toujours bon à prendre ». C’est d’ailleurs ce qu’ont dit les personnels hospitaliers après l’augmentation des 183 €, insuffisants à leurs yeux mais bon à prendre, d’autant qu’aujourd’hui ils constatent la poursuite de l’aggravation de leurs conditions de travail, la fermeture de lits, des services et même d’hôpitaux comme c’est le cas en Ile de France avec Bichat et Beaujon.

Campagne éléctorale oblige « le pognon de dingue » sort des placards de l’Elysée, augmentation du prix du gaz et de l’éléctricité, 500 € de prime à ceux qui gagne moins de 900€ par mois.

Augmentation du prix de l’essence, alors là : « Attention !», nuance le premier ministre et annonce une prime de 100 € pour les salariés ou retraités atteignant 2000€ net par mois non pas pour l’augmentation du prix de l’essence mais pour compenser l’inflation de retour. Il aura fallu d’ailleurs quelques semaines avant de prendre cette décision.

Dans le même temps notre UD FO de Paris revendiquait comme sa Confédération une augmentation générale des retraites et des salaires.

Plusieurs économistes précisaient d’ailleurs que la seule solution pour compenser en partie l’augmentation du gaz, de l’électricité, de l’eau, de l’essence mais également de l’inflation d’une façon générale était l’augmentation des salaires et des retraites.

Chacun l’aura bien compris, la prime n’est pas pérénne dans les salaires et les retraites. C’est une fois et point barre.

En réalité, le coups est minime pour le gouvernement qui pourra par exemple redonner une prime pour compenser l’augmentation des complémentaires santé, puis une autre pour compenser les dépenses de santé, puis une autre pour compenser le prix des vélos éléctriques dont le nombre éclate en même temps que les accidents.



Ce gouvernement doit arrêter la politique de la prime et augmenter ses fonctionnaires, dont le point d’indice n’a pas évolué depuis plus de 10 ans ; doit permettre l’engagement de négociation dans toutes les entreprises, doit permettre la revalorisation des salaires pour tout ce qu’il a appelé les métiers de première ligne et de seconde, hier et aujourd’hui encore.

Mais comme tout est bon pendant la campagne électorale on va continuer à distribuer les primes et amuser « la galerie » en participant à des matchs de foot pour montrer qu’on est proche « du bon peuple » et même marquer des pénalties préparés à l’avance à un gardien de but des hospitaliers de Poissy qui va continuer à souffrir dans son hôpital et va continuer à voir ses collègues dans d’autres hôpitaux assister à la disparition de leurs services, à être sanctionnés parce qu’ils refusent de se faire vacciner.

C’est vrai que ce Président n’est pas le seul à faire parler de lui dans la presse « people ». Nous avons tous en matière de foot avec Giscard d’Estaing, Hollande et quand ça n’est pas le foot c’est le vélo avec Sarkozy.

Bon sang on s’en fout qu’ils fassent du foot ou du vélo, mais qu’ils nous augmentent nos salaires et nos retraites !

Et s’ils ne le font pas, éléctions ou pas on fera grève et on manifestera et jusqu’au bout !


Paris, le 28 octobre 2021

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