Etre moderne, c'est quoi ?  C’est d’abord casser tout ce qui a été construit par ses prédécesseurs même si l’on semble les vouer à l’éternité en se rendant dans les cimetières pour marquer l’anniversaire de leur mort et en laissant penser à tout le monde qu’ils sont leurs descendant


C’est d’abord casser tout ce qui a été construit par ses prédécesseurs même si l’on semble les vouer à l’éternité en se rendant dans les cimetières pour marquer l’anniversaire de leur mort et en laissant penser à tout le monde qu’ils sont leurs descendants.

Rejoignant ceux qui il y a quelque temps, le « fameux » Denis Kessler notamment, clamaient qu’il fallait détruire tout ce qui avait été construit par le conseil national de la résistance.
Nous assistons aux « contre-réformes modernes » qui s’engagent contre les nationalisations ce qui a contribué jusqu’à aujourd’hui au développement industriel et à l’indépendance de la France.

C’est ainsi que le projet dit « Hercule » est en train de vouloir détruire EDF. EDF qui avant et après la guerre produisait déjà de l’énergie verte avec ses barrages et centrales hydrauliques dans le même temps où les années 1970 permettaient à la France d’assurer son indépendance énergétique avec la construction de ses centrales nucléaires.

Tout le monde s’accordait d’ailleurs à dire que la sécurité était un axe essentiel dans la construction, le contrôle et le suivi tout en assurant que le nucléaire était une énergie propre sans dégagement de gaz à effet de serre.
C’est encore vrai aujourd’hui, comme il est vrai que cette entreprise intégrée permettait de produire, de distribuer, d’être au service des Français sans avoir 50 interlocuteurs qui se battent aujourd’hui pour gagner les marchés tout en utilisant l’énergie produite par EDF à des coûts qui semblent alléchants mais qui sont de véritables « attrape gogos » à terme.

L’éclatement de cette entreprise publique en trois, c’est la privatisation, c’est la fin de la sécurité, ce sont des tarifs qui dérapent, un entretien non assuré par les agents d’EDF, des pannes sur le réseau qui s’éterniseront, des dégâts non réparés lors des tempêtes.
Des familles privées d’électricité pendant des jours au lieu de la rapidité des interventions du personnel attaché à la continuité du service public.

De l’énergie verte en 2050, plus d’énergie nucléaire ! Un non sens, une grave erreur. Quid de l’énergie verte des centrales hydrauliques, propriétés de la nation et qui dans le cadre du projet « Hercule » seront revendues au secteur privé alors que ce sont les Français qui ont payé leur construction ?

Quid d’une soi-disant construction d’éoliennes, énergie verte, gérée par qui, pour qui, avec des prix qui varieront d’un groupe d’éoliennes à un autre et qui couvriront les champs et les forêts, sans compter toutes celles qui ne permettront plus à un seul chalutier, avec Brexit ou sans Brexit, de quitter leurs ports respectifs ?

Hérésie, connerie, erreur monumentale, appelez cela comme vous voulez… mais c’est moderne !
Tous les projets existent et dans tous les services publics. Le modernisme par exemple est celui qui touche la SNCF, supprimant les unes après les autres les lignes conduisant à la désertification de nos campagnes. Plus de virus mais plus de vie.

La dernière en date annoncée touche le réseau entre Clermont-Ferrand et Béziers. La population réagit, les élus réagissent, les entreprises comme Arcelor Mittal qui exercent sur cette ligne précise bien que sans la ligne plus d’entreprises et plus d’emplois. Déjà que dans ces zones, ça manquait sérieusement, et bien les « modernes » en rajoutent une couche.

Il en est de même à la RATP où les projets conduisent au démantèlement comme à EDF d’un réseau de bus notamment qui couvrait l’ensemble de l’Ile de France, assurait l’égalité de traitement en terme de desserte et de tarifs et en assurant le service public pour tous les Franciliens sans distinction des zones à desservir.

Pour l’ensemble de ces secteurs publics non seulement les Français seront tous perdants s’ils disparaissent au profit des mercantiles mais au delà la volonté profonde des « modernes » est de casser les statuts et les garanties collectives des agents pour faire disparaitre la culture d’entreprise, celle de l’attachement au service public, voulues par le conseil national de la résistance et même de quelques hommes politiques dont les dirigeants actuels se revendiquent.

Modernes aux petits pieds vous n’êtes bons qu’à casser ce qui avait été construit par des « ringards » qui pensaient avant tout au développement industriel et aux avancées sociales.

Paris, le 30 janvier 2021



retour au site