La ligne de mire !  La situation liée à la pandémie nous conduit à enregistrer chaque jour les prises de position des politiques,


La situation liée à la pandémie nous conduit à enregistrer chaque jour les prises de position des politiques, notamment en région Ile de France, où ces derniers n’ont jamais été aussi prompts à vouloir donner le sentiment qu’ils peuvent tout faire pour « soulager » l’école, les transports publics, les chômeurs, les pauvres, l’hôpital, la sécurité sociale, avec en ligne de mire un fait incontestable : il y aura des élections qu’elles soient départementales, régionales ou présidentielles.

Seulement le naturel revient au galop lorsque les mêmes au Sénat, décident « à la sauvette» de voter la mise en œuvre « de la casse des retraites » et considèrent que le gouvernement et son Président ne vont pas assez vite à mettre en musique ses déclarations depuis son élection.

Pas de surprise dans leur comportement de volonté de mise en cause de l’âge de départ à 63 ans, 43 annuités de cotisations, la fin des régimes spéciaux et sans doute quelques autres éléments qui conduiront à la disparition du code des pensions civiles et militaires entrainant des « coupes sombres » sur les retraites des enseignants et des personnels hospitaliers en première ligne et de tous les salariés.

Ils sont beaux ceux qui veulent « soulager » toutes les misères de notre monde et qui savent que ce qu’ils ont fait voter entrainera davantage de misère et de pauvreté dans les années qui viennent, démontrant le mensonge de ce qu’ils annoncent aujourd’hui pour tous ceux qui souffrent, qui sont privés de libertés, qui se retrouvent au chômage et dans la pauvreté.

Sénateurs, députés peuvent faire toutes les annonces qu’ils veulent, ils ne sont plus crédibles puisque toutes les décisions prises aujourd’hui, particulièrement dangereuses sont prises par le Conseil de Défense. Il décide, il tranche, met en application toutes les mesures de contrôle de la population, toutes les interdictions, toutes les sanctions, toutes les privations de liberté. Siffle toujours et accompagne beau merle sénateur ou beau merle député, ce n’est pas toi qui décide du renforcement des polices municipales, de l’utilisation des drônes pour la surveillance du territoire, de l’interdiction de filmer les manifestations et bien d’autres atteintes aux libertés.

Toi, sénateur, toi député, tu voteras comme un seul homme à la demande de ceux que tu ne connais même plus, pas plus que tous les Français qui cherchent ce qui se cache derrière ce cabinet noir.

Il faut quand même souligner que le vote au Sénat sur les retraites n’a pas été voté par 119 députés mais 200 sénateurs LR et LREM l’ont fait.
En votant de cette façon, en soutenant le conseil de défense ils accompagnent la politique conduite par le patronat sur l’assurance chômage qui pourtant serait bien utile dans le cadre d’un chômage considérable (10% dans les prochaines semaines) et d’une pauvreté qui conduisent à 10 millions de pauvres dont 1 million en Ile de France.

Ils accompagnent également cette politique de destruction des obligations des employeurs dans les domaines de travail en présentiel ou de télétravail qui conduisent à ne plus vouloir payer les indemnités de repas du midi ou à pratiquer un « flicage » inadmissible des salariés en télétravail. Ceci bien évidemment n’est que la face visible de l’iceberg.
Le patronat détricote et poursuit les basses besognes de destruction du code du travail, mais également de toutes les conventions collectives et des conventions nationales comme c’est le cas pour les personnels de la sécurité sociale.
La stratégie est la même dans toutes les entreprises publiques où profitant de la crise les réformes se poursuivent, les privatisations s’opèrent et le bradage fait feu de tous bois.
Ils ont en ligne de mire les élections et la poursuite de la destruction de tous les services publics et des réalisations sociales du Conseil National de la Résistance.

Face aux mensonges, aux attaques de toutes sortes et notamment celles d’atteintes profondes aux libertés, nous devons poursuivre l’action syndicale, la représentation et la défense des salariés.

Le contexte est explosif, le deuxième confinement n’est pas le premier. Ca bouge partout, les appels à la grève se multiplient, les rassemblements malgré les sanctions qui tombent sont de plus en plus nombreux chez les salariés de la première ligne, mais également de tous ceux qui voient les plans de licenciements se multiplier et qui prennent le plus souvent le prétexte de la COVID pour les engager et pour réaliser ce qui était programmé avant la crise sanitaire.

Le contexte est explosif parce que les jeunes voient bien que les lycées et collèges continuent à accueillir régulièrement dans des salles de cours plus de 35 élèves, ils le disent dans les rassemblements avec le soutien de leurs enseignants et de notre interprofessionnelle, ils sont sanctionnés comme les salariés qui manifestent. Mais ils ne cèdent pas et nous non plus.

Nos structures de l’Union Départementale sont ouvertes, nous soutenons nos syndicats pour que les militants rencontrent les salariés. Nous communiquons, nous portons les revendications. Nous appuyons et relayons les déclarations du Secrétaire Général de la Confédération qui vient de dénoncer le vote au Sénat et qui continue à demander que la mise en œuvre des dispositions concernant l’assurance chômage soit repoussée.

Dans le même état d’esprit et parce que nous le faisons depuis de nombreux mois nous exigeons toujours le retrait de la contre-réforme des retraites et de l’assurance chômage.
Ce retrait est pour nous notre ligne de mire. A bon entendeur….


Paris, le 17 novembre 2020



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