Nous aussi, nous avons notre conseil de défense !  En ce lundi 9 novembre 2020 se réunissait le bureau de l’Union Départementale de Paris. Une analyse et un regard sur la période sans état d’âme et sans désir de faire plaisir à qui que ce soit dans ce moment où jamais la répression ne s’est autant exprimé


En ce lundi 9 novembre 2020 se réunissait le bureau de l’Union Départementale de Paris. Une analyse et un regard sur la période sans état d’âme et sans désir de faire plaisir à qui que ce soit dans ce moment où jamais la répression ne s’est autant exprimée.

Un ancien militant qui s’adressait à nous, nous précisait qu’il manifestait depuis l’âge de 15 ans et que pour la 1ère fois il écopait de 135 € d’amende pour avoir participé à un rassemblement contre la fermeture des urgences de l’hôtel Dieu. Cela est vrai et constaté pour de nombreux jeunes qui manifestent contre toutes les mesures « Blanquer » d’ordre et de contre ordre conduisant à une désorganisation totale du système scolaire et la mise en danger de tous les personnels, enseignants ou non qui sont également aujourd’hui en 1ère ligne.

Les médias ne veulent pas en parler mais le mécontentement de l’ensemble de la population est flagrant. Il n’y a jamais eu durant le 1er confinement autant de manifestations et de rassemblements, interdits, bien souvent, réprimés et sanctionnés.

Aujourd’hui, ce sont les enseignants qui se rassemblent et manifestent pour dire au Ministre et au gouvernement combien leur politique est suicidaire pour la santé des enfants, des enseignants et des personnels mais également pour les conditions d’accueil et d’enseignement telles qu’elles sont décidées par le gouvernement.

Dans les hôpitaux il est faux d’affirmer, comme le font les pouvoirs publics, que le personnel soignant demande à la population de se confiner et ne pas mettre leur vie en danger. Obéissez au conseil scientifique, obéissez au gouvernement, obéissez au Président de la République.

Mensonge car les personnels exigent toujours une plus grande reconnaissance de leur métier, mais surtout des moyens en lits, en respirateurs, en protections et en médicaments qui commencent à manquer, les ruptures de stocks étant criantes.
La démonstration est faite que le manque de lits est réel. Alors pourquoi fermer les urgences de l’hôtel Dieu ?
Pourquoi ne pas ouvrir de nouveau l’hôpital du Val de Grace si ce n’est parce qu’il est vraisemblable que les opérations immobilières seront plus juteuses ? Un véritable scandale !

Comment ne pas écouter ce que d’éminents médecins disent aujourd’hui sur les conséquences du confinement et du manque de moyens des hôpitaux pour toutes les populations qui subissent de plein fouet cette politique et qui se suicident après de longues périodes de déprime ou meurent parce que les cancers ou autres maladies ne sont plus pris en charge.

Oui le manque de lits de medecins, d’infirmier(e)s, de personnel d’une façon générale conduisent à cette situation.


Les conséquences de cette politique se retrouvent dans l’accentuation de la précarité et de la pauvreté et personne ne pourra contester le fait que le secours populaire dédie deux journées complétes dans une semaine pour prendre en charge des femmes seules et leurs jeunes enfants. Démonstration de la montée considérable de cette pauvreté qui se développe depuis des années et qui s’accentue aujourd’hui.

Les petits commerces fermés une nouvelle fois, les libraires… qui manifestent et réagissent vigoureusement depuis le début de ce 2ème confinement risquent à terme de gonfler, cette précarité et cette pauvreté.

Alors oui les confédérations syndicales ont raison de demander que les contre-réformes sur les retraites et l’assurance chômage soient repoussées.

L’Union Départementale FO de Paris quant à elle et depuis qu’elle s’est mobilisée avec d’autres exigent toujours le retrait de ces contre-réformes qui accentueront encore précarité et pauvreté.

En fait « notre conseil de défense, syndical » fait la démonstration qu’il s’oppose à la repression, à la politique gouvernementale conduite qui s’attaque à l’hôpital, à l’école, à tous les services publics, qui enclenche avec les plans de licenciements, la précarité et la pauvreté.

Il s’oppose également à tous ceux qui donnent le sentiment qu’ils vont prendre en charge les revendications des salariés et promettre de faire ce que le gouvernement ne fait pas, alors que dans le même temps ils n’ont qu’une idée en tête, celle d’être déjà en campagne éléctorale.

« Notre Conseil de défense » lui au moins n’est pas dupe de la stratégie employée en prolongeant l’état d’urgence jusqu’au 16 février… dans un premier temps.



Paris, le 10 novembre 2020



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