Avec les enseignants demain, en grève et dans la rue pour les revendications !  Alors que le ministre Blanquer vient d’annoncer le réaménagement du protocole sanitaire et du baccalauréat, les enseignants n’entendent pas tomber dans le piège qui leur est tendu.


Alors que le ministre Blanquer vient d’annoncer le réaménagement du protocole sanitaire et du baccalauréat, les enseignants n’entendent pas tomber dans le piège qui leur est tendu. Les revendications sont claires. Pour respecter les règles sanitaires, il faut d’urgence dédoubler les classes, procéder aux nécessaires recrutements, à commencer par les listes complémentaires des concours.

Cela doit être une décision nationale, de l’Education nationale, et non une consigne ministérielle renvoyant la responsabilité aux établissements. Le ministre indique en effet : « chaque établissement aura son organisation propre », remettant en cause une fois de plus le caractère national de l’Ecole.
Depuis des mois, les enseignants se mobilisent pour la défense des diplômes et singulièrement du bac, contre sa disparition programmée et la fin du caractère national et anonyme lui conférant la même valeur pour l’entrée à l’Université ou sa reconnaissance dans les statuts et conventions collectives.
Les enseignants ne veulent pas de ce bac maison, par établissement, pas plus que de Parcoursup. Le Bac doit rester le premier grade universitaire.

Mais le ministre et le Président s’entêtent à ne pas répondre aux revendications. Ils préfèrent demander aux enseignants d’assurer à la fois l’enseignement en classe pour un demi-groupe et à distance pour le second. C’est le double travail, la remise en cause de nos obligations de service et un très mauvais service à rendre aux élèves. On voit que le « quoi qu‘il en coûte » a ses limites.
Dans ce contexte, réunis en intersyndicale, les syndicats enseignants ont décidé d’une journée de grève, demain mardi 10 novembre. L’UD apporte tout son soutien aux enseignants, aux personnels et à leurs syndicats FO qui sont en plein dans la bagarre.

En décidant cette grève, les enseignants ne font que prolonger l’appel commun FSU/FO/GCT/Solidaires avec la FCPE pour le recrutement immédiat des postes nécessaires à l’allégement des effectifs.
L’Union Départementale FO de Paris soutient cette démarche et sera aux côtés des enseignants dans la rue demain.


Paris, le 9 novembre 2020

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