Patrick Le Claire est parti !  Quel choc en apprenant hier soir par son syndicat le SACAAP, le grand départ de notre ami Patrick.


Il militait depuis de bien longues années à l’Union Départementale de Paris et s’était engagé, avec toute sa détermination et les copains, à lutter contre « une clique » qui voulait détruire l’Union Départementale.

Fidèle à ses engagements, il poursuivait avec nous, depuis plus de 20 ans, la reconstruction et le développement de l’Union. On le savait d’ailleurs quand on entendait le matin son tonitruant « Bonjour Camarades ! » qu’il portait d’un bureau à l’autre pour saluer tous ses camarades.

On le savait quand on le voyait arriver dans toutes les réunions auxquelles il participait et particulièrement celles de l’AFOC 75 où il apportait ses connaissances dans le domaine du logement et sa contradiction car il n’était pas toujours d’accord. Il y avait aussi sa façon de couper l’orateur parce qu’il était pressé d’apporter son point de vue.

Sa gentillesse naturelle l’amenait toujours à reconnaître qu’il ne pouvait pas s’empêcher d’agir ainsi. Il n’était pas toujours d’accord avec ce qui était développé mais reconnaissait toujours que c’était cela le débat démocratique.

Ils ont eu beaucoup de chance tous ceux avec lesquels il a milité : son syndicat le SACAAP et sa Fédération la FEC, pour toutes les réunions qu’il aura assuré ; l’UD de Paris, où il nous représentait dans différentes instances où tout le monde savait bien que la CGT-FO s’exprimerait parce que Patrick était là et que ça pouvait décoiffer ; l’AFOC 75 où il exerçait tous ses talents, pour s’opposer, pour contredire mais toujours pour le bien de notre organisation et dans un sens, qu’il a toujours voulu être constructif ; l’ADEL, son association de défense des locataires qu’il chérissait malgré parfois les difficultés qu’il rencontrait avec nous qui ne comprenions pas toujours pourquoi, elle n’était pas à l’AFOC.

Chacun doit le comprendre, Patrick était un militant engagé. Il ne l’a jamais caché : militant politique, militant syndical, militant associatif qui se devait de toujours expliquer par la parole et avec fougue ou par des écrits… « volumineux », qu’il avait toujours du mal à réduire pour les insérer dans les journaux de l’UD de Paris ou de l’URIF FO.


Il nous manqueront ces papiers car ils sont peu de rédacteurs à être aussi prolixes qu’il ne l’était - même si cela nous conduisait à de longues discussions pour qu’il reconnaisse qu’il ne savait pas faire court.

Pour toutes ces anecdotes et de nombreuses autres que l’on pourrait encore citer, comme ses interventions dans les comités départementaux et les congrès, Patrick sera toujours avec nous dans tout ce qu’il nous laisse.

Je lui avais fait part de notre volonté de constituer une bibiliothèque digne de ce nom au sein de l’UD. Peu de temps après, les premiers cartons de livres nous arrivaient suivi de beaucoup d’autres et encore dernièrement.

Quand je vous disais qu’il sera toujours avec nous, c’est aussi parce que dans cette bibliothèque, le « fond Patrick Le Claire » sera bien présent et servira à la formation de tous les jeunes militants.

Je ne peux évoquer la mémoire de Patrick sans parler de sa compagne Danielle qui l’aura accompagné jusqu’au bout, qui l’aura appuyé dans toutes les actions qu’il conduisait. Dans l’ombre parfois, mais tellement présente dans tout ce qu’il faisait y compris d’ailleurs parfois pour le « modérer ».

Elle savait cependant que cette modération, Patrick l’avait à l’égard de ses amis, de ses camarades, qu’ils soient politiques ou syndicalistes car l’amitié passait par dessus tout.

En ces moments si difficiles, nous voulons apporter notre soutien, notre amitié à toute sa famille, qu’elle soit d’abord la sienne mais également sa famille syndicale et sa famille politique.

Patrick, tes coups de gueule vont nous manquer, ton amitié, ta gentillesse qui se percevaient au plus profond de toi vont aussi nous manquer mais resteront au plus profond de nous.

Salut à toi Camarade, comme tu aimais le dire.

Salut à toi, l’ami qui n’a jamais fait défaut.

Salut à toi, tout simplement Patrick, notre ami.

Paris, le 26 octobre 2020


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