Et maintenant !  L'URIF FO a répondu aux appels de la Confédération CGT-FO, de la FNEC-FP-FO et du syndicat FO des personnels de la région IDF qui appelaient à se rendre au rassemblement de dimanche Place de la République.


L'URIF FO était également présente au rassemblement de samedi devant le lycée de Samuel PATY, mort pour avoir fait son métier d'enseignant.

L'URIF FO tient tout d'abord à marquer sa profonde tristesse à l'égard de l'homme et de l'enseignant qui vient de disparaitre dans cet acte barbare mais également sa grande solidarité avec sa famille qui se retrouve dans la pire des détresses.

Au-delà de toutes les commémorations, notre pensée va vers ceux qui, tous les jours, exercent leur métier particulièrement compliqué et qui pourtant ne sont pas suffisamment écoutés ou épaulés.
Il suffit pour s'en rendre compte de découvrir le nombre de décés par suicide, qui comme d'autres corporations, augmentent d'année en année, comme cela a été le cas encore dernièrement avec cette directrice d'école de Seine St Denis.

L'horreur de cet assassinat met l'accent sur toutes les difficultés que rencontrent les enseignants qui souvent sont obligés de « cacher » les graves problèmes qu'ils ont à régler parce que la hiérarchie ministérielle leur demande.

Ce professeur, assassiné, attaché à la laïcité, défenseur des libertés avait la mission de transmettre le savoir et de faire prendre conscience à ses éléves combien il était important d'échanger et de débattre sur ces problèmes essentiels pour leur avenir et développer leur esprit critique.

A-t-il été entendu par les plus hautes instances ministérielles lorsque les accusations ont été portées contre lui ? L'a-t-on, en dehors du proviseur, suffisamment « protégé » ? Pourquoi le Ministre continue-t-il et s'obstine-t-il à ne pas vouloir rétablir les CHSCT qui non seulement s'expriment sur l'hygiène, les conditions de travail, mais également la sécurité !?

Cet évènement dramatique met en lumière le manque criant d'effectifs de psychologues, médecins, assistantes sociales et au-delà l'ensemble des personnels !

Il est temps que le Ministre de l'éducation nationale se rende compte que les « hussards noirs de la République » ont besoin de soutien, d'une véritable reconnaissance de leur métier, dans tous les domaines et d'une protection qui n'existe pas jusqu'à présent. Il ne faut pas qu'il soit plus prompt à les sanctionner qu'à les soutenir et les protéger, eux et leurs familles.


Paris, le 19 octobre 2020

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