TIZI OUZOU en zone désindustrialisée !  Chacun d’entre vous connait les relations que l’Union Départementale Force Ouvrière de Paris entretient avec la wilaya de Tizi Ouzou et les organisations syndicales qui représentent les salariés algériens.


Chacun d’entre vous connait les relations que l’Union Départementale Force Ouvrière de Paris entretient avec la wilaya de Tizi Ouzou et les organisations syndicales qui représentent les salariés algériens.

Le constat que nous pouvons faire aujourd’hui avec nos camarades algériens, c’est bien que la désindustrialisation se poursuit sans que les investissements publics n’interviennent notamment dans des entreprises telles que l’Eniem et Electro-Industries (ex Enel).

Ces deux grandes entreprises, dont la santé financière est fragile et inquiétante, restent cependant utiles dans le cadre du développement et du retour à une activité économique dynamique.

La réalité économique n’est pas celle là, faute d’investissements pour relancer cette économie. Ce qui apparait dans certains cas volontaire de la part de l’État à l’égard de la Kabylie.

Si l’Eniem et Electro-Industries arrivent malgré tout à résister, il n’en est pas de même pour le complexe textile de Draa Ben Khedda qui est aujourd’hui dans une situation plus que difficile alors qu’il était, il y a encore quelques années, le plus grand d’Afrique !

Pour nous être rendus à diverses reprises à Tizi Ouzou en rencontrant les personnels avec les représentants syndicaux, nous ne pouvons qu’être terriblement inquiets de la situation de milliers d’employés qui travaillaient et développaient ces complexes et qui vont grossir aujourd’hui les rangs des bataillons de chômeurs, comme cela est d’ailleurs le cas en France où la désindustrialisation, la délocalisation ont été monnaie courante au cours des dernières années et où le chômage éclate.

Comme en Algérie, la France souffre du manque d’investissement public dans les domaines de l’automobile, de l’aviation, des médicaments, des matériels sanitaires etc …

En Algérie l’équilibre des investissements ne se fait pas entre les différentes régions et la Kabylie en souffre particulièrement.

Tout ce que nous pouvons faire avec nos camarades de Tizi Ouzou pour faire en sorte que les travailleurs ne paient pas le lourd tribut des choix politiques et économiques, nous le ferons.

Encore faut-il que les syndicats soient libres et indépendants comme nous l’avons ressenti en militant avec certains.

Paris, le 14 octobre 2020

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