Microsoft, Brigade-Covid… Ils détruisent le secret médical !  La société Microsoft aurait été retenue pour héberger les données de santé de l’ensemble de la population française, alors que le pays traverse une crise sanitaire sans précédent. Cette annonce résonne comme une véritable provocation. Selon certains haut


La société Microsoft aurait été retenue pour héberger les données de santé de l’ensemble de la population française, alors que le pays traverse une crise sanitaire sans précédent. Cette annonce résonne comme une véritable provocation. Selon certains hauts dirigeants politiques, la COVID aurait même accéléré la décision.

Nous saluons la résolution du CCN de la confédération Force Ouvrière réuni les 23 et 24 septembre 2020 qui affirme : « Sur les données de santé, le CCN dénonce les choix techniques et politiques avec la création de « Healt Data Hub » qui a écarté de sa gestion la gestion paritaire et confie à des entreprises privées étrangères les données confidentielles et privées de milliers d’assurés. Ces dérives issues du projet ma santé 2022 accélèrent une nouvelle forme d’industrie du soin et une médecine à plusieurs vitesses. »

Qui peut accepter la main mise d’une multinationale comme Microsoft sur nos données de santé sans aucune garantie de protection des données administratives et médicales des assurés, rappelons que ce marché n’a fait l’objet d’aucun appel d’offre ?

Ils auront accès à tous les traitements prescrits, les affections longues durées y compris tous les actes médicaux et interventions chirurgicales réalisés. Quid du secret médical, quelle garantie que celui-ci sera protégé et non cédé à la convoitise et à la cupidité d’intérêts financiers ?

Par ailleurs la gestion de certains arrêts de travail est désormais confié aux services sociaux alors que jusqu’à présent c’était une mission des services médicaux, afin de préserver le secret médical.

Ce sujet est à mettre en parallèle avec l’instauration au sein des organismes de sécurité sociale de plateformes de contact tracing-covid ouvert du lundi au dimanche. Force Ouvrière réaffirme que les salariés de la sécurité sociale ont une mission de service public notamment celle de verser des prestations. En délaissant leur activité se sont les assurés qui en sont les premières victimes. Pour preuve, dans certaines CPAM d’ILE de FRANCE l’attente est de 60 jours pour le premier versement de leurs indemnités journalières.

Qui peut aujourd’hui rester sans salaire pendant deux mois !

Pour toutes ses raisons, dans toutes les instances ou FO est présente nous avons voté contre ce dossier et appelons de nouveau l’ensemble des collègues à ne pas s’inscrire dans ce dispositif malgré les pressions exercées.

Nous invitons l’ensemble des salariés du pays à soutenir les initiatives prises par les syndicats F.O pour éviter le démantèlement de la sécurité sociale et sauvegarder les droits et acquis de son personnel.

Ce communiqué a été réalisé par les membres du bureau et les membres de la commission sociale de l’UD FO 75

Paris, le 9 octobre 2020

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