Et nous ?  Le Ségur de la Santé a débouché sur une augmentation de 180 euros de salaire net pour les personnels soignants, administratifs et techniciens.


Le Ségur de la Santé a débouché sur une augmentation de 180 euros de salaire net pour les personnels soignants, administratifs et techniciens. Ce n’est pas négligeable et les personnels, même s’ils considèrent que la revendication initiale était plus importante, prennent ce qui a été obtenu par les syndicats et par toutes les actions qui ont été conduites depuis plus d’un an contre la situation dramatique vécue dans les hôpitaux qui enregistrent d’année en année des fermetures de lits, des baisses d’effectifs et même des fermetures d’hôpitaux.

Même si des annonces ont été faites, il n’empêche que syndicats et personnel posent la question et revendiquent que les fermetures d’hôpitaux soient arrêtées, que la baisse d’effectif plus lourde d’année en année et que les fermetures de lits dans de nombreux secteurs cessent immédiatement. La crise sanitaire existe toujours et a même tendance à reprendre de plus belle. Face à celle-ci, le port du masque est LA SOLUTION ! Alors qu’il ne l’était pas en mars 2020. Ah ! Pénurie quand tu nous tiens !

La relance annoncée et nécessaire devrait permettre la relocalisation des productions et notamment de masques. Alors pourquoi avoir demandé à des entreprises bretonnes d’approvisionner les Français dans le même temps où la grande majorité de ces derniers est toujours fabriquée en Chine ?

Et puis les annonces des périodes les plus sombres sont déjà oubliées par ceux qui vantaient les mérites des éboueurs, des entreprises de nettoyage, des livreurs, des caissières de grandes surfaces ou de commerce de proximité, qualifiés de « héros » de deuxième ligne et qui ne se sont pas concrétisées par des augmentations de salaire.

Pourquoi les enseignants, les cheminots, les agents de la RATP, les postiers, les gaziers et électriciens … en première ligne eux aussi ne voient-ils pas leur salaire augmenter ? Pourquoi tous ceux qui ont toujours été au service des Français ; Banques, Assurances, Pôle Emploi, personnel des stations services … ne voient-ils pas leurs salaires évoluer ?

Du fric, il y en a contrairement à ce qu’affirmait le traité de Maastricht et celui de 2005 qui s’appuyait sur les décisions de la Troïka de faire des économies de gestion, du développement de la compétitivité et de rentrer dans les clous des 3%.

Ce qui n’était pas possible depuis plusieurs dizaines d’années l’est aujourd’hui. La démonstration en est faite avec le Ségur de la Santé. Il faut le faire pour tous les autres, même si le Président de la République vient de prendre une « claque » dans le cadre d’un sommet européen.

Il en prendra d’autres et il serait bien inspiré une bonne fois pour toutes d’abandonner sa réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

Concertation ou pas, comme cela a été le cas pendant deux ans et demi, nous on n’en veut toujours pas.

Paris, le 21 juillet 2020


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