Aucune charge ne doit être retenue contre Farida !  A l’issue de la manifestation du 16 juin des personnels soignants qui exigeaient du ministre Véran des moyens pour l’hôpital et une véritable revalorisation des carrières au lieu d’une prime, chacun a pu voir à la télévision les images de Farida, infirmiè


A l’issue de la manifestation du 16 juin des personnels soignants qui exigeaient du ministre Véran des moyens pour l’hôpital et une véritable revalorisation des carrières au lieu d’une prime, chacun a pu voir à la télévision les images de Farida, infirmière à l’hôpital Paul Brousse dans le Val de Marne, molestée par les forces de l’ordre. Cette infirmière qui était au front pendant toute l’épidémie du COVID n’a eu comme réponse que la répression. On a vu les forces de l’ordre la tirer par les cheveux ! Ils étaient déjà oubliés les applaudissements de 20 heures pour nos « héros ».

Non seulement le « Ségur », présidé par Nicole Notat, ne répond pas aux revendications des personnels, mais en plus on agit aujourd’hui avec les blouses blanches comme hier vis-à-vis des gilets jaunes. Ce n’est pas acceptable !

Aussi, l’URIF FO était présente le 17 juin, devant le commissariat du 7ème arrondissement où Farida avait été placée en garde à vue. Nous y étions avec sa fille, son avocate, des militants syndicalistes et plus largement tous ceux qui sont attachés aux libertés démocratiques. Elle a finalement été libérée peu avant 16 heures, heure prévue du rassemblement.

Elle est libérée certes, mais convoquée le 25 septembre pour répondre de trois chefs d’inculpation. Nous ne l’admettons pas. Pour l’URIF FO c’est l’abandon total des poursuites contre Farida qui doit être prononcé au plus vite.

Ni médaille, ni bâton

Satisfaction des revendications


Paris, le 18 juin 2020

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