Etat d'urgence : Quelle mascarade ! Quel machiavélisme !  Dans « les vraies raisons du confinement » nous précisions comment notre organisation percevait les vraies raisons de ce confinement.


Tout était remarquablement monté. L’exécutif ressentait « la peur qui s’exprimait pour les vieux parents ou les enfants ». Dès lors tout était possible. Ce qui n’avait pas pu être réalisé auparavant allait l’être. Pas pu aller jusqu’à la fin de la contre réforme du code du travail, on avait là, la possibilité de la voir disparaitre puisqu’il ne restait plus qu’à se « payer » les congés payés, les RTT, les jours fériés, la durée hebdomadaire du travail. Les supplétifs du patronat c'est-à-dire l’exécutif obéiraient sans difficultés au patron du MEDEF.

Programmant le blocage de l’assurance chômage, ils programmaient tous ensemble, au nom de la relance de l’économie des vagues de licenciements qui s’inscriront dans le paysage par centaines de milliers et qui n’auront aucun recours, si ce n’est dérisoire, des indemnités de chômage.

Oui mais cette magnifique justice prud’homale qui nous est enviée dans le monde entier prendrait le relais et assurerait la défense de ces victimes – du confinement. Que nenni ! Puisque déjà avant le COVID la justice prud’homale en avait pris un bon coup et que le patronat sait bien aujourd’hui qu’il pourra licencier sans sortir le « porte monnaie ».

Déjà aujourd’hui, les annonces sont faites pour des licenciements dans l’aéronautique, dans les grands du commerce comme Conforama, dans des chantiers navals, dans l’éducation nationale, dans les banques et les assurances, licenciements annoncés demain dans les services publics dont on dira qu’ils n’ont pas pu assurer leurs missions de sortie du déconfinement.

Pour l’exécutif rien de grave puisqu’il est en capacité de sortir des centaines de milliards d’euros pour venir au secours de ceux qu’il aura décidé de sauver. Certainement pas de ceux qui par centaine de milliers s’adressent aux associations alimentaires pour ne pas « crever ».

C’est d’ailleurs souvent le même choix que celui qui conduisait à abandonner soignants ou non et résidents des Ehpad face à l’épidémie, mais également nombre de salariés que l’on n’avait pas regardé jusqu’à présent et dont la population se rendait compte qu’ils étaient utiles.

Tout était programmé, tout était prévu, dans l’épidémie, dans la gestion, dans le confinement, dans la sortie de celui-ci. Plus on avait la trouille, plus on nous donnait le sentiment qu’on allait un peu desserrer l’étau, plus on allait pouvoir retrouver les nôtres et plus on allait donner des gages, en entrant dans l’union nationale en signant des accords de reprise du travail, en acceptent de prendre ses congés quand « ce bon patron » l’aurait décidé, quand on accepterait ou non de porter des masques ou pas, quand on serait suspendu à la prime ou à la médaille qu’on nous attribuerait si on n’était capable de tout « avaler ».
On vient même de découvrir que les grandes déclarations de Macron et de Merkel pour sortit 500 milliards pour soi disant relancer l’économie qui avaient été préparées par une nouvelle manœuvre -l’union internationale- entre les gouvernements Allemands et Français mais également par les syndicats de ces deux pays (tous les syndicats, y compris ceux qui ne sont pas représentatifs).

Comment peut-on avaler cela et la signature de ce texte qui entérine de fait tout ce que nous venons de dénoncer ; la casse de la politique industrielle, des accords sociaux, de toutes les dispositions liées à la santé et à la protection sociale, la couverture du chômage, des congés payés, du code du travail et de tous nos services publics ?

Personne ne sera dupe de cette forfaiture. Les personnels de la santé appellent à la grève et à manifester parce qu’ils savent que ce qui a été annoncé sur leurs salaires, leurs conditions de travail, les moyens humains et matériels, il faudra qu’ils les gagnent.

Ils savent que ce ne sont pas ceux qui siégeront dans « les grands débats »avec la CFDT qui en a le leadership, qui leur permettront d’obtenir satisfaction. Les gilets jaunes seront encore dans la rue.

Les syndicats qui ne veulent pas laisser brader les acquis de l’après guerre, seront aussi dans la rue et notre UD de Paris en respectant les gestes barrières va aussi descendre dans la rue pour être aux côtés de ceux qui n’acceptent pas qu’on les prenne pour des c… ! Et qu’on veuille les faire crever !

Paris, le 25 mai 2020

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