Région Île de France : peu importent les protocoles sanitaires et l'avis du CHSCT, ce qui compte, c'est de faire travailler les agents.  Sans reprendre les informations précédentes sur la situation du Conseil régional d'île de France, la contradiction totale entre les annonces de la Présidente « attentive et vigilante » aux Franciliens et le traitement effectivement réservé aux agents conf


Sans reprendre les informations précédentes sur la situation du Conseil régional d'île de France, la contradiction totale entre les annonces de la Présidente « attentive et vigilante » aux Franciliens et le traitement effectivement réservé aux agents confirme les inquiétudes que nous avons exprimées.

La grande majorité des agents du conseil régional sont également des Franciliens. De fait ils sont confrontés au double langage de leur présidente employeur.

Sur l'équipement recommandé dans les transports, le grand geste qui consiste à donner des masques aux usagers des transports pendant quelques semaines en attendant que les employeurs prennent le relais, le citoyen agent de région se sent inquiet dans la mesure où pour son travail cet équipement est déjà insuffisant.

Parlons de la reprise, là aussi on entend dire qu'elle s'est bien passée. Pour qui? En tout cas pas pour le citoyen agent des 471 lycées de Paris et de la région parisienne. L'inquiétude est grande pour les agents qui reçoivent des appels téléphoniques de leurs encadrants ou leurs chefs d'établissement pour les forcer à reprendre.

La réalité, c'est que pendant tout le confinement, la Région, faisant fi de tout protocole sanitaire validé en CHSCT, a fait travailler des centaines d'agents des lycées, bien souvent sans protection, dont certains à risques ou handicapés.

Le 29 avril, la DRH a adressé un courrier à chacun des 8000 agents leur demandant de reprendre le 18 mai. Alors que le CHSCT extraordinaire ne s'était même pas encore tenu ! Alors que la réunion de préparation de ce CHSCT n'avait pas encore eu lieu ! Alors que les plans de reprise, de 70 pages pour les lycées, de 30 pages pour le siège, n'ont été envoyés que très tardivement aux organisations syndicales pour avis.

Les organisations syndicales ont émis une alerte intersyndicale FO, CGT, CFDT, FSU et SUD le 7 mai, demandant de décaler la reprise du travail sur site, pour permettre l'évaluation des risques et l'établissement de protocoles sanitaires adaptés aux spécificités de chaque site. La Présidente a refusé.

Pourquoi une reprise le 18 mai, dans la précipitation et en dehors de tout protocole adapté, alors que la réouverture des lycées est prévue pour le 2 juin au plus tôt ? Alors le respect des consignes sanitaires est impossible dans les transports en commun? S'agirait-il là encore d'aller encore plus loin dans la déréglementation, dans le non-respect des instances élues, dans le mépris des agents ?
Cette crise sanitaire ne doit pas être le prétexte à l'exécution du sabotage programmé de tous les acquis sociaux. Notre organisation syndicale Force ouvrière continuera à s'opposer à toutes ces attaques.

Paris, le 13 mai 2020


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