Ville de Paris : Ouvrir coûte que coûte mais pour pas cher !  A la Ville de Paris, dans la perspective du déconfinement, chaque direction a élaboré son propre plan de reprise de l'activité précisant les services et agents conduits à retourner sur leur site de travail. Deux principes doivent présider à sa mise en œuv


A la Ville de Paris, dans la perspective du déconfinement, chaque direction a élaboré son propre plan de reprise de l'activité précisant les services et agents conduits à retourner sur leur site de travail. Deux principes doivent présider à sa mise en œuvre, la progressivité et la sécurité.

Mais, force est de constater que ça patauge et que ce sont les échelons locaux qui doivent « se débrouiller ».

Prenons l’exemple emblématique de la DASCO (affaires scolaires avec 660 écoles élémentaires en première ligne), la plus grosse direction en terme d’effectifs, essentiellement féminins.

Madame Hidalgo signe la tribune des maires d’Ile de France afin de repousser l’ouverture des écoles… mais ouvre les écoles parisiennes !

Paradoxalement, les lycées sont fermés, où l’application des gestes barrière et la distanciation sociale sont envisageables... mais on s’empresse de rouvrir les crèches et écoles où c’est strictement impossible !

Comment faire respecter les gestes barrière compte tenu de l’âge des élèves ou du nombre d’élèves par classe ? Sans parler des regroupements dans la cour de récréation, les couloirs, de la sieste en maternelle, des repas collectifs, des transports ?

L’argument avancé par Blanquer et son staff pour le retour à l’école est celui du décrochage scolaire et des apprentissages mais… les responsables annoncent clairement une garderie, en raison d’un protocole extrêmement contraignant ! Ne nous voilons pas la face, ce sont bien les parents qu’il faut remettre au travail !

Quant aux tests… actuellement il n’y en a pas ou très peu, et des agents souhaitant être testés ont été envoyés dans des centres éloignés de leur domicile avec nécessité de prendre les transports en commun !

Dans les autres directions de la Ville, nous avons dû (pour les mêmes motifs) refuser les P.R.A (plans de reprise de l’activité) quand ils ont été présentés dans les CHSCT.

De façon générale, l’administration parisienne reste floue sur la question des transports en commun, alors que le respect des consignes sanitaires y est souvent impossible (respect de la distanciation physique, des masques hors normes ou usagés faute de distribution gratuite).

Pour faire face à ces problématiques, notre syndicat a bien évidemment déposé, selon les formes réglementaires, un droit d’alerte (décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique) et même des préavis de grève locaux.

Paris, le 13 mai 2020


Ci-dessous, les liens vers plusieurs documents du syndicat FO de la Ville de Paris


Tract FO CHSCT DPE
Préavis FO DPE


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