Maintenir l'unité d'action sur des revendications claires. Pour que la grève l'emporte !  C’est ce que notre URIF FO a pratiqué lors de la dernière rencontre téléphonique entre les URIF. Si en réalité nous avons accepté le texte proposé après quelques amendements, c’est parce que nous ne voulions pas « casser » l’unité d’action.


C’est ce que notre URIF FO a pratiqué lors de la dernière rencontre téléphonique entre les URIF. Si en réalité nous avons accepté le texte proposé après quelques amendements, c’est parce que nous ne voulions pas « casser » l’unité d’action.

Il est cependant nécessaire de réaffirmer nos positions très clairement et sans polémique.

Les assemblées générales font bien la démonstration qu’elles ont été et restent le moteur dans l’information, les prises de décisions et la reconduction de la grève.

Pour l’URIF FO et pour les autres d’ailleurs, il est nécessaire de promouvoir et de développer la tenue de ces assemblées générales.

La reconduction de la grève par les assemblées générales de salariés est l’élément essentiel qui permet d’obtenir le retrait du projet et nous devons par des actions ponctuelles de manifestations (pendant la semaine donc en soutien à ceux qui sont en grève) permettre de « solidifier » l’ancrage de la grève.

Nous considérons que nous ne pouvons pas nous engager dans de nouvelles opérations « saute moutons » qui en bout de course ont échoué, en pratiquant ces opérations répétitives chaque semaine.

Le blocage de l’économie, ce n’est pas à mettre sur un plan d’égalité les manifestations en particulier, le samedi.

Par contre, l’URIF FO considère que toutes les actions qui ont été conduites dans les départements, notamment pendant la période des fêtes (blocage de sites – manifestations départementales…) tout au long d’une semaine y compris le samedi, sont d’une grande utilité pour que les assemblées générales, s’appuyant sur ces actions, reconduisent la grève. Elles conduisent au blocage de l’économie.

Dans ce contexte, l’URIF FO n’est pas dupe des grandes manœuvres qui se préparent aujourd’hui mais qui étaient déjà engagées depuis des semaines.

Un Premier Ministre qui indique clairement que le régime universel par point se mettra en place et supprimera les régimes spéciaux, tout en étant prêt à négocier avec une CFDT qui fait des propositions « intéressantes » sur « une conférence pour assurer le financement » en donnant le sentiment qu’elle s’oppose fermement à l’âge pivot. De son côté, l’UNSA indique qu’il faut savoir saisir la main tendue par le gouvernement à l’inverse d’ailleurs, de ce que pensent les militants sur le terrain.
La CFDT est même prête à venir en manifestation le samedi 11 janvier si elle n’est pas entendue sur sa proposition. Ça sent l’arnaque à « plein tube » et chacun comprendra mieux nos positions par rapport à la manifestation du samedi 11 janvier.

En réalité, ces organisations sont favorables au régime universel par point et à la disparition des régimes spéciaux et du code des pensions civiles et militaires. (Leurs responsables en ayant été même les promoteurs dixit Laurent Berger).

Elles ne sont pas sur la grève reconductible et surtout pas sur le blocage de l’économie puisqu’elles se sont déjà mises d’accord avec patronat et gouvernement sur l’âge pivot et sur la « conférence de cogestion ».

A l’inverse, l’URIF FO est comme sa Confédération, opposée à la retraite universelle par point et à la suppression des 42 régimes de retraite.
Elle est opposée à une « conférence pour assurer le financement » qui conduit à terme à imposer la cogestion et l’allongement de l’âge de départ en retraite dans le même temps où cette conférence mais surtout les « groupes de suivi » imposeraient la baisse drastique des retraites.

C’est la raison pour laquelle la CGT-FO et son URIF FO s’opposent à la contre-réforme Macron-Philippe-Berger et en exige son retrait pour obtenir de véritables améliorations du système existant.

L’URIF FO est pour la grève reconductible décidée par les assemblées générales pour obtenir le retrait.


Paris, le 7 janvier 2020


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