Tous précaires !  L’UD FO de Paris soutient sans réserve les réactions des étudiants qui se mobilisent après « l’immolation » de ce jeune étudiant de Lyon touché par la précarité et la pauvreté. Ils étaient 2000 manifestants à Lyon, 2000 à Paris et dans de nombreuses ville


L’UD FO de Paris soutient sans réserve les réactions des étudiants qui se mobilisent après « l’immolation » de ce jeune étudiant de Lyon touché par la précarité et la pauvreté. Ils étaient 2000 manifestants à Lyon, 2000 à Paris et dans de nombreuses villes de toute la France.

Militant avec l’UNEF en Ile de France, qui vient une nouvelle fois, de signer un texte commun avec les organisations syndicales qui s’opposent à la contre réforme des retraites MACRON – DELEVOYE, l’UD FO de Paris appuie les appels et les actions engagées par l’UNEF en Ile de France et Solidaires étudiants.

L’UD FO de Paris constate et s’oppose aux politiques conduites au fil des années par les différents gouvernements qui conduisent à vouloir faire disparaitre tous les acquis sociaux.

Les baisses des APL, les droits d’inscriptions pour les étudiants étrangers en augmentation considérable, les bourses supprimées ou diminuées pour ceux qui redoublent, les petits boulots précaires mal payés dans des conditions de pénibilité extrêmes conduisent les étudiants, les jeunes d’une façon générale à « galérer » pour survivre.

Les conditions de vie et de travail conduisent les jeunes, les salariés, les retraités, les chômeurs à ne plus pouvoir s’en sortir. La vague de suicides dans un certain nombre de secteurs et de métiers s’est accentuée. Elle est due à des conditions de travail totalement dégradées, des contre-réformes qui déstabilisent totalement le fonctionnement des entreprises ou des administrations, des baisses de pouvoir d’achat considérables, des services publics qui disparaissent et n’assurent donc plus l’égalité de traitement.

L’UD FO de Paris s’inscrit dans cette démarche de lutte à mener en soutien aux étudiants qui exigent des mesures concrètes pour ne plus vivre dans la précarité et dans la crainte du lendemain.

Elle constate que partout dans le monde aujourd’hui les réactions, les actions, les grèves et les grandes manifestations au Chili, en Irak, au Liban, en Algérie, au Pérou… se développent contre les atteintes aux libertés, à la démocratie mais également contre les conditions de travail dégradées, les baisses de pouvoir d’achat, une précarité et une pauvreté galopantes, des pauvres de plus en pauvres et des riches de plus en plus riches.

La réaction des étudiants en France est légitime comme la réaction des salariés, des retraités et des chômeurs est parfaitement légitime lorsqu’ils considèrent que l’économie doit être bloquée à partir du 5 décembre pour que cesse la casse des acquis de 1936-1945 issus du Conseil National de la résistance.


Paris, le 13 novembre 2019


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