Arrestation d’une syndicaliste enseignante :  La répression, ça suffit !
Non à la criminalisation de l’action revendicative,
Non à la criminalisation de l’action syndicale !


Samedi 11 mai, à la fin de la manifestation des gilets jaunes, une syndiquée Force Ouvrière, collègue responsable syndicale du SN FO des Lycées et Collèges 75 qui, avec son compagnon, ont été arrêtés par la police et placés en garde à vue. Ils manifestaient dans le cortège Education inter-degrés Ile de France, mobilisation qui s’inscrit dans la lutte contre les réformes Blanquer.
Durant toute la manifestation notre collègue a porté la banderole de l'Education en lutte. Tous ceux qui étaient à côté d'elle peuvent témoigner que notre collègue et responsable syndicale a manifesté pacifiquement.
Notre collègue est sortie de garde à vue samedi soir vers 19H40. Le motif de son arrestation serait : "insulte à Président de la République". Son compagnon, lui, a été auditionné le dimanche 12 mai. Le motif retenu contre lui, serait : "provocation à la rébellion". Durant la garde à vue de cette collègue et de son compagnon il nous a été impossible de savoir où elle se trouvait ; et ce malgré l'intervention du secrétaire académique du SNFOLC 75 auprès des services de police qui lui ont fait comprendre qu'ils ne pouvaient lui donner aucune information.
Dès le dimanche 12 mai, à l’appel du SNFOLC, mais aussi des syndicats SNES, SNETAA-FO, SUD et CGT, des syndicalistes et des enseignants se sont réunis devant le commissariat du 12ème arrondissement, au moment de l’audition du compagnon de notre camarade pour exiger :
- La sortie immédiate de garde à vue du compagnon de notre collègue
- L'annulation de la convocation au commissariat de notre collègue ce lundi 13 mai
- l’arrêt des poursuites.

Avec les organisations syndicales qui resteront vigilantes face aux suites données à cette affaire, l’Union Départementale FO 75 dénonce les arrestations arbitraires, les tentatives d’intimidation qui se multiplient dans les mobilisations contre les « réformes », et notamment dans l’Éducation Nationale.

La FNEC FP-FO, Fédération FO de l’enseignement qui était présente le 12 mai au rassemblement devant le commissariat du 12ème arrondissement avec le SNFOLC, sera également aux côtes des enseignements et de leurs syndicats aujourd’hui 13 mai. L’Union Départementale soutien cette démarche, interpelle les pouvoirs publics pour l’arrêt immédiat des poursuites et la levée de toutes les sanctions.
Pour l’Union Départementale FO 75, cette situation inacceptable, cette répression systématique dont le gouvernement porte l’entière responsabilité est le produit direct de la loi « anti-casseurs », dont nous exigeons l’abrogation.
A l’inverse, l’UD FO 75 se prononce pour la satisfaction des légitimes revendications exprimées depuis des mois, de samedi en samedi, et à l’occasion des grèves et manifestations. Elle appelle les syndicats affiliés à l’Union Départementale à soutenir, dans l’unité la plus large, notre camarade et à le faire savoir.

Paris, le 13 mai 2019


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